La tradition chinoise rapporte qu'au XIIème siècle, Zhang San-Feng,
moine taoïste méditant sur le mont Wudang, fut témoin d'un combat entre un
serpent et un oiseau. Observant l'issue du combat, il fut persuadé que la fluidité et
la souplesse pouvaient l'emporter sur la force et l'agitation.
Les premières références à une pratique souple de l'art martial sont antérieures
au IIIème siècle AV JC : On parle du yin et yang, du contrôle de l'énergie (le Qi), de
concentration de l'esprit. Spectacle, philosophie et santé sont présents dans les arts martiaux
chinois et le resteront au fil des siècles. Les boxes internes sont mentionnées dans
des écrits du XVIIème siècle ainsi que la création du TCC par Zhang SanFeng. Quatre
autres maîtres entre le XVIème et XIXème siècle ont contribué à la construction du TCC:
Il existe une centaine de mouvements : parer, presser, ou
«le serpent rampe», la grue blanche déploie ses ailes... Souvent défini comme une
«méditation en mouvement», le Taichi Chuan en impose par le calme qu'il dégage. Il
améliore le sens de l'équilibre, aide à intégrer son schéma corporel, à mieux faire circuler
l'énergie, à la mobiliser et l'utiliser à son gré. Le Taïchi Chuan possède -selon les
écoles et les styles- de multiples aspects : la pratique de la forme en solo ou en groupe
est la base de tout travail, la poussée des mains (tuishou) à deux, le maniement des armes...
dont la maîtrise favorise la réalisation de soi. En France, la F FWushu est agréée
par le Ministère de la Jeunesse et des Sport depuis 1998 et compte environ 21000 adhérents
en arts martiaux internes (95% TCC).